Les vacanciers qui se rendent à la montagne pour les vacances de Noël devront faire face à des embouteillages et à une offre de trains jugée insuffisante par les maires de stations de ski. Selon le président de l’association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM) et maire de La Plagne, Jean-Luc Boch, les Français ont peu d’autres options que de prendre leur voiture, car il y a pénurie de trains pour rejoindre les stations.

Cette année, les réservations sont en hausse de 2 à 3% par rapport à 2022, mais seulement 0,5% des vacanciers se rendent à la montagne en train. Sur les 158 stations de ski des Alpes françaises, moins d’une dizaine sont accessibles en train direct, les autres nécessitant un changement de train puis un accès en bus. De plus, la voie ferrée reliant la France et l’Italie en vallée de Maurienne est coupée depuis août en raison d’un glissement de terrain, ce qui complique l’accès à certaines stations.

Les maires des stations de ski demandent depuis longtemps une augmentation de l’offre de trains, car cela représente 75% de l’empreinte carbone d’un séjour en station. Ils souhaitent également développer les infrastructures ferroviaires pour décarboner les vacances au ski.

La Compagnie des Alpes a récemment lancé un appel à candidatures européen pour ouvrir des liaisons ferroviaires vers les Alpes depuis Londres, Paris, Bruxelles et Amsterdam à partir de l’hiver prochain. Malgré les initiatives en cours, les maires estiment qu’il reste beaucoup à faire pour opérer un changement profond.

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