La start-up bordelaise Seaturns a testé son houlomoteur en Bretagne, après avoir remporté le concours i-Nov et levé 1 million d’euros. Lors de la tempête Ciaran, Vincent Tournerie, fondateur de Seaturns, a surveillé avec inquiétude les vagues de 3 mètres et les vents de plus de 150 km/h auxquels son générateur d’électricité était exposé en mer. Cependant, la société a réussi à collecter des données précieuses pendant le test et l’ancrage a bien tenu. Seaturns a été fondée en 2015 et a créé sa première maquette de flotteur en 2017. Le système breveté utilise un cylindre lesté d’eau qui roule dans un mouvement pendulaire, générant ainsi un flux d’air à l’intérieur qui fait tourner une turbine. Le fondateur de Seaturns vise les marchés des pays où les vagues sont les plus fortes, notamment l’Europe du Nord, l’Afrique du Sud, l’Australie, les États-Unis et le Japon. La société a mis à l’eau une maquette du flotteur à l’échelle un quart, mesurant 6 mètres de diamètre sur 14 mètres de long, devant la station de l’Ifremer de Saint-Anne du Portzic, en rade de Brest, en Bretagne. Pendant dix mois, les équipes de Seaturns et de l’Ifremer vont étudier le comportement du prototype afin de démontrer son potentiel en conditions réelles. Le projet a remporté le concours i-Nov et bénéficie d’un soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine. La start-up est également en cours de négociation pour une levée de fonds d’un million d’euros, qui servira à fabriquer des flotteurs et à poursuivre les tests en mer et dans des bassins. Vincent Tournerie explique que le houlomoteur est particulièrement adapté à certaines applications, telles que les établissements touristiques en bord de mer ou les usines de production d’hydrogène ou de dessalement. Il présente cinq fois moins d’impact maritime que l’éolien en mer et est moins saisonnier pour une production similaire. L’objectif est de mettre en place une dizaine de flotteurs, avec une puissance de 200 kW/heure pour chacun. Le plan est de tester des flotteurs à l’échelle 1 en 2025, probablement à Saint-Nazaire, et de les commercialiser dans le monde entier en 2026.

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