Près d’un étudiant sur cinq en France ne mange pas à sa faim, selon une nouvelle étude publiée par la Fage, le premier syndicat étudiant du pays. Cette étude met en lumière les conditions de vie précaires de nombreux étudiants, qui luttent pour subvenir à leurs besoins essentiels en raison du coût élevé de la vie étudiante.

La Fage affirme que le coût de la vie ne cesse d’augmenter et que de nombreux étudiants font face à des difficultés pour se loger, se nourrir et travailler en parallèle de leurs études. Selon l’étude, 19% des étudiants déclarent ne pas manger à leur faim. Parmi ces étudiants, 28% sont des boursiers et 16% ne bénéficient pas de bourses. En moyenne, les étudiants sautent 3,5 repas par semaine en raison du manque d’argent.

Cette situation concerne non seulement les étudiants boursiers, mais également l’ensemble des répondants à l’étude. En effet, près de la moitié des étudiants interrogés (49%) déclarent ne pas avoir les moyens d’acheter des fruits et des légumes frais chaque semaine.

L’étude de la Fage a été réalisée auprès de 7531 étudiants entre le 23 septembre et le 10 décembre 2023. Elle révèle également que 20% des étudiants non-boursiers évitent les restaurants universitaires en raison des prix élevés.

Ces résultats soulignent le problème de l’accessibilité des repas pour les étudiants. Plus de 72% des restaurants universitaires ferment le soir et 85% ne sont pas ouverts le week-end. Face à cette situation, la Fage demande que tous les étudiants aient accès à un repas à 1 euro, et pas seulement les boursiers. Elle réclame également l’ouverture des restaurants universitaires le soir et le week-end.

La précarité étudiante ne se limite pas à la nourriture. L’étude de la Fage montre que près de la moitié des étudiants (41%) doivent travailler en parallèle de leurs études pour survivre. Parmi eux, 35% travaillent plus de 12 heures par semaine, ce qui compromet leur réussite académique et renforce les inégalités sociales.

En ce qui concerne le logement, de nombreux étudiants signalent des conditions de vie déplorables dans les résidences universitaires du Crous. Certains témoignages font état de l’absence de chauffage, de chambres mal aménagées voire insalubres avec des problèmes d’humidité, des fissures et la présence de nuisibles, tels que des cafards ou des punaises de lit.

La Fage demande donc la rénovation des résidences universitaires, en assurant le relogement des étudiants affectés, ainsi que la réhabilitation des infrastructures du Crous. Elle demande également une transformation structurelle du système d’aides sociales étudiantes afin de garantir des conditions de vie et d’études dignes pour tous les étudiants.

La précarité étudiante est un enjeu majeur en France et constitue un facteur d’échec académique. Il est urgent que le gouvernement prenne des mesures pour répondre à cette situation.

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