Harcèlement scolaire : Nicole Belloubet annonce des mesures contre ce fléau

Une enquête nationale révèle qu’en moyenne, plus d’un élève par classe est victime de harcèlement, avec un taux de 6% chez les collégiens.

La ministre de l’Éducation nationale, Nicole Belloubet, nouvellement en poste, est en déplacement à Reims ce lundi 12 février 2024. Elle a présenté les résultats de la première enquête nationale sur le harcèlement scolaire en France. Plus d’un élève par classe en moyenne est touché, selon cette étude menée auprès de 7,5 millions d’élèves du CE2 à la terminale, mettant en lumière les réalités du harcèlement à divers niveaux scolaires.

L’analyse de cette enquête dévoile des degrés de sévérité du harcèlement en croisant les déclarations des élèves victimisés et leur ressenti quant à la qualité de vie à l’école. Les chiffres révèlent un taux de victimes de 5% chez les écoliers du CE2 au CM2, 6% chez les collégiens, et 4% chez les lycéens, engendrant en moyenne plus d’un élève harcelé par classe.

Au-delà des cas signalés, l’enquête souligne la présence notable d’enfants « à risque » face au harcèlement, nécessitant une attention particulière de la part du ministère de l’Éducation nationale. Des mesures ont ainsi été annoncées pour mieux identifier les situations à risque, avec la mise en place d’une auto-évaluation collective en cas de suspicion de harcèlement, garantissant l’anonymat des élèves concernés.

La ministre Nicole Belloubet a également dévoilé la création d’un « baromètre annuel du harcèlement en milieu scolaire » pour suivre l’évolution de la problématique du harcèlement, avec une attention particulière portée sur le premier degré où les situations à risque sont plus prévalentes. L’accent est mis sur la prévention, l’amélioration du climat scolaire et le renforcement des compétences psychosociales des élèves.

En réaffirmant l’impact négatif du harcèlement scolaire, la ministre a souligné la nécessité d’agir de manière proactive pour protéger les élèves, annonçant la création de 150 postes de coordination dédiés à cette cause. Les professionnels engagés dans la lutte contre le harcèlement tels que les infirmiers scolaires et les assistants sociaux bénéficieront désormais d’un complément indemnitaire en reconnaissance de leur engagement.

Face aux récents cas de harcèlement ayant conduit à des drames, le gouvernement a renforcé ses actions pour lutter contre ce fléau, notamment en introduisant le numéro unique gratuit, anonyme et confidentiel, le 3018, pour signaler toute forme de harcèlement. Des sanctions sont prévues pour les situations les plus graves, y compris des changements d’école pour les élèves auteurs de harcèlement.

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