Roller dance à Bordeaux : on a testé Martine Patine, ou quand le patin à roulettes revient en piste

À Bordeaux, nous avons testé Martine Patine, un rendez-vous XXL dédié au patin à roulettes en mode vintage. Fêtes, paillettes et techno aux platines Toute l’actualité de votre région en continu sur notre application

Nom de code : Martine Patine. Rien que le nom de cette invitation donne la banane. Sous-titre : « Guinguette à roulettes ». De mieux en mieux. Rendez-vous est donné à La Faïencerie à Bordeaux, dans le quartier des Chartrons, pour découvrir le roller dance sur une piste géante, sol lisse en béton, boule à facettes et ambiance boîte de nuit. Dans la salle, un DJ et ses platines, un bar, un stand de maquillage et ses paillettes. Mais, d’abord, passage au vestiaire.

Et là, dilemme : vous préférez les patins à roulettes multicolores, dorés, clignotants ou panthère ? « Comme vous voulez, en tout cas, je recommande les protections, genoux, coudes, mains et le casque », appuie l’organisateur, Kevin Ringeval. Mon collègue Damien hausse les épaules, mais s’exécute. Dans sa vie d’ado, c’était un pro du roller, dit-il. Pas moi, alors, je prends tout. L’air de rien, je repère les poteaux métalliques auxquels m’accrocher, au besoin, et la « skate patrol », la « police du dancefloor ». Ces reines du roller régulent la piste en cas d’embouteillage, assurent la sécurité (pas de verre à la main, merci) et ne sont pas avares en conseils techniques. Elles proposent même des cours collectifs.

J’accours vers elles, tant bien que mal, attrapant chaque poteau au passage. « Plie tes jambes, penche-toi en avant pour améliorer ton équilibre », souffle l’une d’elles. Elle m’accompagne. Au fil des tours de piste, l’assurance se renforce, la peur de la chute s’éloigne, elle me montre aussi la technique pour freiner. Ah tiens, voilà le collègue… Pas à l’aise finalement… « Le patin à roulettes n’a rien à voir avec le roller, c’est beaucoup plus difficile », peste-t-il. Finalement, après quelques tours de piste, il a domestiqué ses huit roulettes, il se laisse même gagner par la musique.

À chacun son rythme et son style. Au fond de la piste, la skate patrol répète une chorégraphie de danse, tandis qu’à droite une jeune maman patine derrière la poussette de son bébé. Il y a là aussi des familles, des enfants… « Le soir, les événements sont plus fréquentés par les adultes », précise Kevin Ringeval. En mode boîte de nuit.

Et cela ne fait que commencer : la vague des soirées à roulettes déferle, au gré des initiatives, sur la région. Si certaines roller-parties jouent la carte du disco, en misant sur le flash-back dans les années 1980, ou sur le hip-hop, d’autres parient plutôt sur le roller derby, plus sportif. Martine Patine assume sa différence stylistique en surfant sur « la house, voire l’électro ». C’est aussi un rendez-vous grand public mixant néophytes et rouleurs aguerris. Dans les cartons, Kevin Ringeval, professionnel de l’événementiel, a aussi un projet de « roller truck », ou comment amener la guinguette à roulettes sur les routes pour faire glisser Martine et Martin jusqu’au fond des campagnes et dans les festivals. Pourtant, comme les abonnements, ils permettent de soutenir le travail des 250 journalistes de notre rédaction qui s’engagent à vous proposer chaque jour une information de qualité, fiable et complète.

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