Les bouteilles de vin vont devoir dévoiler leur contenu, conformément à une directive européenne sur l’étiquetage des produits alimentaires. Cette réglementation exige qu’à partir du 8 décembre, tous les flacons de vin (y compris les cubis) comportent un code QR avec la mention « ingrédients ». Ce code QR redirigera les consommateurs vers une liste d’ingrédients, comprenant notamment le raisin, les sulfites et éventuellement des additifs œnologiques tels que l’acide tartrique ou malique, des conservateurs ou des antioxydants. Cependant, le lobby viticole a réussi à limiter l’application de cette mesure aux bouteilles produites et étiquetées à partir du 8 décembre, ce qui laisse encore quelques mois de délai avant que les nouveaux étiquetages soient visibles sur le marché.

Malgré ce délai, certains vignerons ne cachent pas leur mécontentement face à cette nouvelle contrainte. Certains estiment que cette mesure va alourdir les étiquettes de leurs produits, sans apporter réellement d’informations pertinentes pour les consommateurs. D’autres voient cette réglementation comme une pression supplémentaire sur leur activité déjà fortement impactée par la crise. En effet, le vignoble bordelais traverse une période difficile et certains viticulteurs estiment qu’ils ont besoin d’un répit plutôt que de nouvelles obligations.

Néanmoins, ces nouvelles règles d’étiquetage pourraient ne représenter qu’une première étape. En Irlande par exemple, un projet de règlement validé par la Commission européenne prévoit d’imposer certaines mentions sur les bouteilles de vin, de bière et d’alcool fort à partir de 2026, similaires à celles figurant sur les paquets de cigarettes français depuis 2011. Ces mentions avertissent sur les risques de maladies liées à la consommation d’alcool, ce qui pourrait susciter une bataille entre les lobbys de la santé publique et ceux de l’industrie alcoolière.

En conclusion, cette évolution de l’étiquetage des bouteilles de vin vise à fournir davantage d’informations aux consommateurs sur la composition des vins. Cependant, certains professionnels du secteur s’inquiètent des conséquences de cette réglementation et estiment que ces changements ne répondent pas aux attentes des consommateurs de vin, qui voient dans cette boisson bien plus qu’un simple produit alimentaire.

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