Après l’appel des territoires, le président du Département de la Gironde, Jean-Luc Gleyze, a été reçu par la ministre des Collectivités territoriales, Dominique Faure, pour discuter de l’asphyxie financière du département et de la décentralisation jugée inaboutie.

La mobilisation Défendons nos territoires, lancée par Jean-Luc Gleyze, a suscité l’attention de nombreux élus. Cela a conduit Dominique Faure à rencontrer le président du Département de la Gironde le mardi 5 décembre. Ils ont passé deux heures à discuter de l’asphyxie financière du département causée par le désengagement de l’État et de la décentralisation jugée inaboutie.

Dominique Faure a confirmé la situation difficile de la Gironde, avec la baisse des recettes provenant des droits de mutation. Elle a déclaré que des solutions avaient été envisagées pour surmonter cette crise conjoncturelle. Jean-Luc Gleyze a souligné l’urgence de prendre des mesures rapides pour éviter que les communes, les associations et les établissements médico-sociaux ne subissent les conséquences des économies budgétaires départementales.

La répartition des fonds annoncés par la Première ministre lors des Assises des Départements de France reste incertaine et ne devrait que légèrement soulager les prévisions budgétaires jusqu’en 2024. Cependant, des rencontres ultérieures ont été envisagées pour continuer le dialogue.

La conversation a également porté sur la décentralisation. Dominique Faure a salué la vision et les idées disruptives de Jean-Luc Gleyze tout en soulignant la nécessité de simplification et d’évaluation. Elle a cependant rappelé que l’État a une dette de 3 000 milliards d’euros et qu’il est important d’être raisonnable dans les attentes des collectivités.

En marge de cette discussion se trouve la mission de décentralisation confiée à Éric Woerth par le président Emmanuel Macron. Jean-Luc Gleyze a proposé de mener une réflexion parallèle sur le sujet pour avoir une vision globale. Il a souligné l’importance de la complémentarité et du bon niveau d’intervention entre l’État et les collectivités pour assurer l’équité territoriale.

Bien que cet échange n’ait pas abouti à un accord, il marque le début d’un dialogue ouvert entre les deux parties.

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