Ecologie à Bordeaux : Citoyens engagés pour l’urgence climatique

Une initiative citoyenne à Bordeaux a vu le jour en octobre 2023 avec la mise en place d’une Convention citoyenne sur l’urgence climatique. Cent résidents de la ville ont été sélectionnés de manière aléatoire pour participer à cette convention, avec pour objectif d’influencer la politique environnementale locale. Le vendredi 9 février, ces citoyens ont présenté avec détermination leurs propositions au maire et à ses adjoints lors d’une réunion à la mairie. Dans un rapport de 72 pages, ils ont exprimé des idées ambitieuses et novatrices.

Parmi les participants, Mathieu, l’un des membres de la Convention, a exprimé sa surprise quant à la liberté qui leur a été accordée pour débattre des questions fondamentales, en dépit de leurs divergences. Annabelle a souligné l’importance de voir leurs idées concrétisées, mettant en garde contre le risque que leur travail reste lettres mortes, faisant implicitement référence à la Convention climat présidée par Emmanuel Macron.

Les propositions avancées par la Convention citoyenne de Bordeaux vont au-delà des initiatives déjà portées par le maire écologiste Pierre Hurmic. Par exemple, ils appellent à tester le revenu universel et à instaurer une semaine de travail de quatre jours dans les services municipaux pour encourager des pratiques écologiques. Sur le plan de l’aménagement urbain, ils suggèrent des mesures telles que la végétalisation des toits, l’utilisation de couleurs claires sur les revêtements, ou encore la réduction de la publicité commerciale au profit de messages écologiques.

Concernant l’énergie et les transports, la Convention propose des idées novatrices telles que la création d’une rocade solaire équipée de panneaux photovoltaïques et la réduction de la vitesse à 70 km/h. Ils recommandent également l’individualisation des frais de chauffage pour les habitations collectives et l’abandon du gaz fossile dans les bâtiments municipaux.

La promotion des circuits courts, le développement de surfaces maraîchères sur les toits, l’introduction d’alternatives végétales dans la restauration scolaire, ou encore la tarification incitative des déchets en fonction de leur poids sont autant de mesures préconisées par la Convention pour une politique urbaine plus durable.

En dépit du paradoxe que constitue le fait que la mairie ait lancé cette Convention pour qu’elle soumette des idées à la mairie elle-même, les membres restent déterminés à voir leurs suggestions se concrétiser. Ils ont demandé la mise en place d’un comité citoyen chargé d’évaluer la mise en œuvre des mesures proposées et sont prêts à continuer à faire pression pour que leurs idées ne restent pas lettre morte.

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