La rive droite de Bordeaux est souvent négligée et délaissée depuis des décennies, ce qui l’a laissée en friche urbanistique. Alors que Bordeaux aspire à devenir une métropole dynamique, la rive droite offre une opportunité de créer de nouvelles infrastructures sans entraves. Andrea Kiss, vice-présidente de Bordeaux Métropole en charge de la voirie et des espaces publics, qualifie cet exercice de « périlleux mais passionnant » car il permet d’envisager de nouvelles perspectives.

La plaine de la rive droite bordelaise, située entre les communes de Cenon et Floirac, commence à être développée et intégrée à la ville. Les quartiers historiques de la Bastide et de Brazza, ainsi que les nouveaux quartiers de Garonne-Eiffel et de Bastide-Niel, accueilleront à terme environ 50 000 habitants. Alors que la rive gauche de Bordeaux vise à apaiser son développement, la rive droite cherche à l’irriguer.

Le plan de la Métropole propose de relier les infrastructures existantes en suivant un tracé basique. Depuis le pont Chaban, on emprunterait le quai de Brazza et la rue Chaigneau jusqu’au rond-point de la Souricière, puis on franchirait l’avenue Thiers par le boulevard Joliot-Curie jusqu’au pont Saint-Jean et enfin le long du quai de la Souys vers la nouvelle traversée de la Garonne. Cependant, certains spécialistes remettent en question cette approche, affirmant qu’il faut avant tout irriguer les quartiers pour assurer leur développement.

Le maire de Floirac, Jean-Jacques Puyobrau, propose un itinéraire de retour et futur qui comprend des voies réservées aux bus et aux déplacements doux le long de l’Arena, jusqu’à la voie Eymet pour rejoindre le boulevard Joliot-Curie et Benauge. Il prévoit également de réaménager le quai de la Souys entre le pont Veil et le pont Saint-Jean afin de créer plus d’espace riverain et de végétaliser la zone.

Le projet des boulevards rive droite se poursuit avec le quartier du Belvédère et la requalification du boulevard Joliot-Curie. Cependant, l’intersection du boulevard de l’Entre-deux-Mers reste un point délicat à résoudre. L’objectif ultime est de relier la Souricière à Cenon, Lormont et Bordeaux-Brazza. Ce projet requiert du courage politique selon le maire de Cenon, Jean-François Égron. Il propose de construire une trémie sous le rond-point de la Souricière afin de décongestionner le carrefour. D’autres idées, comme la Brazzaligne pour les déplacements doux, sont à l’étude mais leur concrétisation reste floue.

En conclusion, la rive droite de Bordeaux offre une opportunité unique de développement urbain. Les autorités locales cherchent à imaginer de nouveaux projets ambitieux pour cette partie de la ville. Cependant, la concrétisation de ces idées nécessitera des décisions politiques courageuses et une réflexion approfondie pour garantir le développement harmonieux de cette région en friche.

Source : Sud Ouest

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