Le Sénat a récemment voté un amendement visant à pénaliser financièrement les patients qui ne se présentent pas à leurs rendez-vous médicaux. L’amendement vise à remédier au problème des annulations de dernière minute et des « lapins » que les patients posent aux médecins en ne se présentant pas à leur rendez-vous. Selon la Caisse nationale de l’assurance maladie, le taux d’annulation serait compris entre 3 et 4%.

L’objectif de cette mesure est de « responsabiliser » les patients en les obligeant à payer une somme forfaitaire s’ils n’honorent pas leur rendez-vous médical. Toutefois, le gouvernement s’oppose à cette proposition, non pas sur le fond, mais sur la forme. Le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, a déclaré préférer laisser cette question aux négociations en cours entre l’Assurance maladie et les médecins. Il a également souligné la difficulté de mettre en place une telle mesure pour les patients qui prennent rendez-vous par téléphone, et non pas par le biais de plateformes en ligne telles que Doctolib.

Certains sénateurs, comme Céline Brulin, se sont opposés à cette proposition, arguant que la plupart des patients qui utilisent les plateformes pour trouver un médecin le font parce qu’ils n’ont plus de médecin à proximité. Ils sont donc contraints de prendre de multiples rendez-vous, ce qui peut entraîner des annulations si d’autres rendez-vous deviennent disponibles. De plus, les médecins sont déjà très occupés et il serait injuste de les charger de la responsabilité de punir ces patients. Il est également difficile de distinguer les véritables impossibilités d’honorer un rendez-vous des cas plus farfelus.

En résumé, le Sénat a voté en faveur d’un amendement visant à pénaliser financièrement les patients qui ne se présentent pas à leurs rendez-vous médicaux. Cette mesure vise à lutter contre les annulations de dernière minute et les « lapins » posés aux médecins. Cependant, le gouvernement s’oppose à cette proposition et préfère régler cette question par le biais de négociations avec les médecins. Certains sénateurs soulignent également les défis et les conséquences de cette mesure pour les patients et les médecins.

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